La genèse du placenta, l’hémodilution et l’anémie, le diabète gestationnel et le « gros bébé », la césarienne, la douleur, sont autant de thèmes démystifiés car abordés selon un point de vue qui considère la grossesse et l’enfantement comme normaux, c’est-à-dire ayant leurs propres normes.
Car le corps de la femme, qui est un « corps propre » et pas un « corps médical », a besoin de liberté de mouvement pour remplir au mieux son rôle de « passeur de vies ». Alors, dans un troisième registre littéraire, celui de la conteuse et de la poétesse, Joelle nous invite dans l’intimité des femmes qu’elle a accompagnées, en nous livrant des récits de naissance sublimes et émouvants.
Des naissances « naturelles » ou physiologiques, des naissances libres ou autonomes, des naissances sauvages ou animales. Des naissances heureuses, le lieu important peu, au fond. C’est cette vision de la naissance respectée dans son processus que cultive et transmet Joelle Terrien. Son livre est une invitation à changer de point de vue sur le « passage de vies » que sont le corps de la femme et la mise au monde.
